L’évolution de Lancié au cours du XXème siècle

Publié le 27 février 2026

L’évolution du village : électricité, eau courante, goudronnage des rues, … par Marcel Pariaud

(Photo: La salle des fêtes inaugurée en 1965)

1 Les maires :

(Source : geneawiki.com)

  • Jean Sauzet : mandat de 1790 à 1804
  • Antoine Cotillon-Duthozet : mandat de 1804 à 1810
  • André Mutin : mandat de 1832 à 1835
  • Etienne Robert : maire en 1866 et en 1867 pour la bénédiction de la grosse cloche
  • Michaud : mandat de … à 1904
  • Jacquet-Raclet : mandat de 1904 à 1908
  • Liabaud : mandat de 1908 à 1914

Marcel se souvient :

  • Lucien Sapin, né en 1860 décédé en 1937 (à 77 ans) : mandat de 1929 à 1935, maire à l’âge de 69 ans pendant 6 ans.
  • Marie-Joseph-Claude Latriche mandat de 1935 à 1940 ou 41 (en raison de la guerre)
  • Jean-Marie Foillard né en 1889, décédé en 1971 (à 82 ans) : mandat de 1945 à 1965, maire à l’âge de 56 ans pendant 20 ans. « Je crois qu’il y était sous le régime de Pétain, mais il devait être délégué et pas maire officiel. » Rq : Le gouvernement de Vichy donne les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain en juillet 1940. Une loi du 16 novembre 1940 supprime l’élection du maire et des adjoints pour de nombreuses communes. Ils sont désormais nommés par l’Etat. Son fils Pierre, né en 1922, avait 43 ans en 1965. Il était déjà au conseil municipal et devait à priori remplacer son père. Mais ayant été élu de justesse, C’est M Gailleton qui a été élu maire, en précisant qu’il voulait que Pierre Foillard soit 1er adjoint car il était déjà âgé. Il avait une simple mobylette pour se déplacer alors que Pierre Foillard avait une 4CV. Pierre Foillard est décédé en 1969, à 47 ans.
  • Gailleton : mandat de 1965 à 1971.
  • Marcel Pariaud : mandat de 1971 à 1995. Il y a eu de grands bouleversements dans la commune en 71. On avait monté une liste un peu pour s’amuser avec Patrick Chagny. C’était un électricien de Romanèche qui devait être maire, M Carbuciat. Mais il a fait un infarctus entre le 1er et le second tour. J’ai accepté le poste à « titre provisoire » à ce moment-là ! Du provisoire qui a duré…
  • Colette Cottet : mandat de 1995 à 2008. Elle était mon adjointe au mandat précédent. Elle a fait un mandat de 7 ans en raison des nombreuses élections (présidentielle, législatives, cantonales et municipales) prévues la même année.
  • Jacky Menichon : mandat de 2008 à 2026.

Les gardes champêtres : après la seconde guerre mondiale : M Lagrange, jusqu’aux années 1952-1953, ensuite M Bonnetin jusqu’en 59-60, après M Drut jusqu’en 77 et ensuite Robert Danéluzzi jusqu’en 96.

 

2 Les curés de la paroisse :

(Source : geneawiki.com)

  • Narboud curé en 1656
  • De Lachize curé en 1656
  • Voland curé en 1704
  • Greppo Girard curé en 1710
  • Baritel curé en 1746, curé en 1752
  • Pardon (ou Depardon) curé vers 1760 jusqu’à 1782
  • Jean-Baptiste Marchand curé de 1782 à 1792
  • Période révolutionnaire
  • André Tranchard curé en 1803
  • Claude Duérin curé en 1807
  • Claude Marie Thorin curé en 1809
  • Philippe Gobet curé de 1838 à 1852, inhumé à Lancié
  • Philibert Pierre Maugis
  • Jean Louis Giraudet curé en 1856
  • Philippe Lagaron curé de 1864 à 1900, ex-vicaire à la Guillotière, inhumé au cimetière de Lancié
  • Beaudrand curé de 1900 à 1903, ex curé de Marcy sur Anse, puis curé de Grézieu-la-Varenne
  • Jean Déraille curé de 1903 à 1912 puis curé de Saint-Jean-Bonnefonds
  • Cholleton curé de 1912 à 1922 puis curé de Fourneaux
  • Louis Françon curé de 1922 à 1953. C’est le 1er que Marcel a connu. Il est né en 1879 et décédé en 1953, à l’âge de 74 ans. Il est inhumé au cimetière de la commune. A son arrivée il avait 43 ans. Il est resté 31 ans dans la commune : il a connu de très nombreux lancerons ! Il y avait la messe tous les matins vers 7h-7h30, avec enfants de chœur. M Morel, instituteur, tolérait les petits retards de ces derniers si l’office se prolongeait un peu. Rencontrant M Morel qui allait chercher son pain chez Pelletier, le matin, M le curé lui dit : « Vous allez commencer votre journée ? », et M Morel de répondre : « et vous avez terminé la vôtre ? ». Sa nièce, « Touiniat » (?), employée comme bonne à son service, après son décès, est allée travailler à l’hôtel Dieu de Belleville.
  • Son remplaçant a été le curé Magant : curé déjà « évolué », il tombait la soutane pour aider les vignerons dans certains travaux ! Son passage a duré 3 ou 4 ans…
  • Ce fut le curé Rollin, qui officiait aussi à Corcelles, qui fit valoir les deux communes pendant un certain temps.
  • Le curé Lacroix est arrivé ensuite : il a habité à la cure de Lancié, puis il est allé s’installer à la cure de Villié Morgon en raison du regroupement des prêtres, vers les années 60-62. Le catéchisme avait lieu 2 fois par semaine.

3 Les années 1932-1940 :

Les écoles et la mairie étaient au départ aux Pasquiers. Je suppose qu’elles ont rejoint le Châtelard vers les années 1932-1934. Je fais le rapprochement avec ma maman qui est née en 1919 et qui a été bonne chez M et Mme Morel, instituteurs à l’époque au Châtelard. Elle avait 14 ans. Simon Large qui était né en 1927 se souvient être allé aux Pasquiers au début de sa scolarité.

Dans ces années 1934-1935, le Syndicat agricole et la Coopérative de distillerie ont été créés. Création également de la CUMA (sorte de groupement d’achats de matériel) pour acheter un tracteur pour défoncer (ou miner) les terrains pour planter la vigne.

 

 

L’eau courante :

En 1934, la conduite d’eau venait du bourg de Romanèche et passait par les Bruyères. La commune a adhéré au Syndicat des Eaux du Mâconnais Beaujolais… jusqu’à aujourd’hui (cela a été confirmé par Jacky Menichon lors de ses vœux du maire cette année 2026). Lancié rejoint désormais le Syndicat des Eaux de Belleville. Lancié a été l’une des premières communes du Rhône à avoir l’eau courante en 1936-1937. L’eau était presque dans toute la commune sauf sur les écarts : une maison au Grand Vrière, les Boccards, la Côte (chez Baritel) et au petit Rochot (chez Gaudet) : ils l’ont eu en même temps que Fleurie vers les années 1958- 1960 !

Electricité :

Pour l’électricité, c’est la même chose.

Même s’il est noté dans le document « historique des décisions du conseil municipal » : 12.04.1908 Installation de l’électricité publique et privée par les « forces motrices de l’ain ». Rq : Cette société, « L’Union Electrique », implantée dans le Jura, produisait et distribuait de l’électricité, grâce à des moulins et des barrages. L’Ain a fait partie des départements pionniers dans ce domaine : dès les années 1880, des centrales hydrauliques fournissaient le courant d’éclairage dans plusieurs communes, notamment dans le Bugey. La ville de Bellegarde est éclairée à l’électricité dès 1884 ! (source :  https://www.persee.fr/doc/helec_0758-7171_1987_num_10_1_1027 tiré de L’Union électrique : un demi-siècle d’électricité (1895-1946) Catherine Vuillermot). Il semble qu’elle fournissait plutôt des artisans dans la Bresse, les Dombes, le Beaujolais, le Mâconnais … mais pas l’ensemble des villes ou villages…

Lancié l’a eue en 1937-1938 en se rattachant au Syndicat Electrique du Rhône (SYDER), syndicat d’électricité rurale. Pierrette avait précisé que la première ampoule à fonctionner, l’avait été à l’école (alors aux Pasquiers) : un lieu hautement symbolique. Sauf encore les écarts : la maison Baritel ainsi que les Boccards (en 1952). M Gaudet et Philibert Devaux l’ont eu avant 1952, avec Fleurie. Lancié avait également en 1937-1938, l’éclairage publique, dans les rues, les croisements : on le surnommait « l’éclairage ajaxial »

La compagnie de sapeurs-pompiers était aussi aux Pasquiers, local à côté de la prison. Ils ont rejoint le local à côté de la Poste et de la mairie en 34-35. C’était un local fabriqué en cloisons de bois dans un vaste local vacant. Malgré une contestation des Pompiers qui voulaient de suite un grand local et un camion, nous ne l’avons que déplacé pour permettre de créer une pièce de vie au facteur, une salle d’eau et des sanitaires, sachant qu’il n’avait qu’une petite cuisine au rez-de-chaussée et deux chambres à l’étage : cela semblait prioritaire. Rq : Napoléon Ier crée le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris par décret impérial du 18 septembre 1811. Il y avait alors une quarantaine de pompiers à Lancié, dont un seul titulaire, pour 800 habitants ! Les pompiers avaient une pompe à bras. Jean-Louis Griveaux se souvient avoir participé à une démonstration lors d’une manifestation au village. Il avait fallu faire tremper le tuyau qui était en cuir pendant une semaine afin d’éviter les fuites. On utilisait des sacs en toile pour prendre l’eau dans la serve et alimenter la pompe.

4 Les années 1940-1950 :

La voirie :

Dans ces années-là, peu de routes étaient goudronnées. Mais Lancié a « la chance » d’être traversé par trois départementales, qui en étaient les voies principales, et couvrent un grand secteur de la commune: la D86, qui va de la gare de Romanèche à Villié Morgon (celle qui traverse le bourg), la D119 qui vient de Corcelles et va ensuite en haut du village pour reprendre la direction de Chiroubles et la D119 E qui débute au carrefour des réverbères pour rejoindre Fleurie par les Déduits. Je ne peux pas dire si elles étaient goudronnées avant la guerre mais je me souviens qu’elles l’étaient vers 1947-1948.

Vers les années 46-47 :

A l’après-guerre, vers les années 50, des travaux de voirie furent entrepris : élargissement de 2,50 mètres de la route des Pasquiers, sur la 119E, en face de Christophe Combier, sur la parcelle de vigne de Melle Chamerat (1951-1952), mais le manque de finance n’a pas permis de couper la maison Labas, conservant un rétrécissement. La voie a été élargie d’un mètre environ du « pigeonnier », vers le lavoir, le long des vignes jusqu’à la limite de Fleurie. Ces travaux ont eu lieu vers les années 1952-1953, qui en ont fait une voie acceptable. On constate que la route ensuite sur Fleurie est beaucoup plus serrée ! L’élargissement aux Tourniers, sur la propriété Racler Kugler, la maison du vigneron Stancko fut coupée en partie. Elargissement aussi aux Frébouches, la maison des Bohémiens et une partie de la maison Massony (propriété de Emmanuel Gény de Flammerecourt) où logeaient les vignerons, je crois Francis Bourrat: ce ne sont devenus que deux emplacements, on a installé des abris bus à la Cave, vers les années 1975. Le seul endroit qui a facilité la circulation a été fait aux Tourniers. Des difficultés de circulation ont demeuré de ne pouvoir toucher aux Entrepôts de la maison Sapin.

L’école : Vers les années 46-47, nouveaux enseignants : M et Mme Ange, ainsi que Melle Malburet pour la classe maternelle, qui fut remplacée par Mme Backet en 48.

5 Les années 53-55 :

L’école : M et Mme Ange ont terminé en 1954. Arrivée de M et Mme Roche en 1955 jusqu’en 1965. Puis ce furent M et Mme Galtier en 66, Mme Backet s’occupant toujours de la classe maternelle.

Avant le goudronnage des rues, il était organisé des corvées, appelées prestations, chaque année au mois d’août avant les vendanges, dédiées à l’entretien des chemins ruraux, pour boucher les « nids de poule » et permettre le passage en sécurité des véhicules et charrettes. On prenait du grès à la carrière des Bruyères. Tout se faisait à la pioche.

Goudronnage des rues :

C’est dans ces mêmes années (53-55) que de nombreuses voies de la commune furent goudronnées. J’en profite pour préciser la chance de la commune d’être traversée par des voies départementales dont l’entretien revenait au Département. Le second avantage, c’est que la maison Hyvernat, café-restaurant et maçonnerie, travaillait beaucoup avec la subdivision départementale d’équipement de Belleville (D.D.E.) et que M Hyvernat en personne connaissait très bien l’entreprise Révillon de Beaujeu. Avant de venir s’installer à Lancié, à la fin de la guerre, M Hyvernat avait une carrière dans le Charollais (au Pulet) et il avait fourni son concasseur de cailloux à M Révillon pour débuter son entreprise. Et concours de circonstance, le bras droit de l’ingénieur de Belleville était de Lancié, Marius Dailly, qui était du même âge que ma maman. Tous côtoyaient le maire, M Foillard, et s’entendaient bien.

Les Terres-Dessus, les Pasquiers furent goudronnées vers 1952-1954.

Canalisation des eaux :

Dans ces mêmes dates, les eaux pluviales et usées furent canalisées du haut du village jusque Hyvernat. Le bourg, le long des commerces avait été effectué un peu avant, jusqu’à la bascule, après la seconde guerre. La rue Grolée fut également canalisée jusque vers chez Sapin vers 1955-1956. Avant, les eaux stagnaient dans les fossés. Je sais que la rue des Sorbiers n’a pas été faite à cette date. De mémoire les travaux ont été effectués une dizaine d’années après. L’écoulement des eaux pluviales et usées rejoignait la D86, dans un fossé à ciel ouvert pour terminer dans un terrain de M Gaillard (lagunage naturel), futur emplacement du Savour Club (actuellement recyclerie et local communal). Bien sûr tout a été remblayé lors des travaux d’aménagement du site.

Mairie, salle des fêtes, parking :

C’est dans ces mêmes années, 1955-1958, que se fit l’achat de la Maison Gaillard avec le parc, les dépendances, la vigne en face, pour faire la mairie, la salle des fêtes et le parking en face.

Pompiers :

A la même époque, les pompiers acquirent une remorque à 2 roues avec des pneus à traction humaine, mais pouvant également être accrochée à un véhicule motorisé pour transporter une échelle et des dérouleurs de tuyaux avec des lances et les casques. Sachant néanmoins qu’il n’y avait qu’une pompe à bras, installée sur 2 roues en bois !

 

6 Les années 1956-1960

Ecole :

En 1957-1958, le chauffage central fut installé à l’école dans les trois classes, ainsi que dans le logement des enseignants. Avant c’était le poêle à charbon.

La vitrification des parquets des locaux scolaires, simplifiant le ménage, obligeait les élèves à porter des pantoufles ou utiliser des patins fournis par les familles. Pour quelques familles qui avaient peu de moyens (familles souvent nombreuses et emploi peu rémunérateur), le Sou des écoles, sous l’impulsion de l’instituteur M Roche avait fait acheter des pantoufles. C’est aussi à cette période (avant 1960) que le mur qui séparait la cour des filles de celle des garçons fut démoli et goudronnée, ainsi que le chemin des écoles et la rue du Châtelard.

Dans ces mêmes années (55-56), il y eut le goudronnage du chemin des Ballis (actuelle rue du Penlois) pour s’arrêter vers le chemin qui va à la Combe et à la Côte, la rue de la Merlatière. La départementale 86E route des Allumeaux fut aussi goudronnée à ce moment-là.

Douches municipales:

A la même date, six douches municipales ont été créées pour les enfants de l’école mais aussi les adultes qui n’avaient pas encore le confort. Elles étaient ouvertes le samedi après-midi et le dimanche matin, tenues par Mme Maillet, puis de M Drut. Des personnes extérieures à la commune venaient en profiter, en particulier des villages de Corcelles, de Villié Morgon ou de Fleurie qui n’eurent l’eau qu’en 58-59. Le château d’eau au Rochaux ne fut construit qu’en 61-62, avec le syndicat des eaux … Avant quand les Corcellons tiraient trop d’eau, M Vouillon fermait l’arrivée pour en garder pour Lancié !

En 1957, sur la D86E, la route des Allumeaux fut goudronnée jusqu’à la nationale. Pour bloquer le passage à la voie ferrée, les barrières s’ouvraient manuellement comme de simples portes. Le passage à niveau était fermé la nuit. Celles qui se relevaient seront installées plus tard.

7 Les années 60 à 65

Parking :

En 1965, la commune a acheté une grande maison qui faisait l’angle de la rue des Terres-Dessus avec la route du centre village. C’était quatre anciens commerces, très vétustes où il n’y avait plus que deux locataires. Elle a été écroulée pour créer un parking proche de l’église. La rue des Bruyères a été goudronnée.

Electrification :

Il y eut évolution dans l’électrification avec l’arrivée du 380 volts vers les années 1961-1962, avant il n’y avait que le 110 ou 220 volts. De plus les lignes furent tirées le long des façades des maisons.

Téléphone :

Peu de gens avait le téléphone ! A cette époque le numéro était de deux chiffres. Il fallait aller à la Poste pour téléphoner. Le postier appelait le central de Belleville pour donner le numéro de notre correspondant. En dehors des heures d’ouverture de la Poste, il y avait des personnes (souvent des commerces, épicerie/café : Hyvervat, Pelletier, Palmy ) qui avaient le téléphone et qui faisaient fonction de cabine téléphonique et qui faisaient payer. Marcel en tant que maire avait le numéro (en 1971) : 39, étant le 39ème abonné de Lancié. Il fallait garder 1 ou 2 numéros disponibles pour l’attribuer en cas d’arrivée sur la commune d’un médecin ou autre personne au rôle important. Le passage du câble pour l’automatique reliant Belleville à Fleurie a été installé sur Lancié entre 1968 et 1969, par l’entreprise Colas, en bordure de route dans des tranchées. Ce n’est qu’à la fin de l’année 1971, voire 1972, que nous avons été reliés. De nombreuses personnes le demandaient, mais elles n’avaient pas de réponse. Pour accélérer, la municipalité avait mis à disposition un local sous l’ancienne mairie, pour servir de boîte de branchement.

Sirène :

La sirène pour les pompiers a été installée à cette période. Elle fut installée sur la mairie et l’ancienne poste.

Salle des fêtes :

En 1964-1965, la création de la salle des fêtes, dans les dépendances de la propriété Gaillard, a enfin abouti. L’inauguration se fit en juillet 1965.

Ordures ménagères :

Le ramassage des ordures ménagères était fait au début deux fois par mois, puis une fois par semaine par l’employé communal et son motoculteur Staub vers les années 1965 pour les apporter dans la décharge publique, située face au cimetière, à la carrière des Rochaux. Il y avait de nombreux rats qui proliféraient !

8 Les années 1968-1970

Assainissement :

Le tout-à-l’égout arriva dans les années 68-69, même si des contacts avec la DDA avaient été pris dès 1965. Un responsable de la DDA (Direction Départementale de l’Agriculture) habitait à Julié et était ami de M Foillard. La commune se prêtait bien à l’aménagement car elle était en butte, avec de nombreux logements regroupés. Mais sous la butte on trouva vite du rocher, ce qui ne simplifia pas la tâche ! Une canalisation centrale dans le village fut décidée pour récupérer les eaux usées ainsi que le drainage des caves qui prenaient l’eau qui ne pouvait s’écouler facilement, et bien sûr un peu d’eau pluviale : c’était un réseau d’assainissement unitaire. Tout cela était rejeté au niveau du terrain de Mme Gaillard (au bas du bourg approximativement vers le nouveau gymnase), et il y avait beaucoup d’odeur ! L’obligation de créer une station d’épuration devenait un projet impératif. La 1ère tranche se fit dès 1968, la 2ème en 1969-1970, avec la DDA comme maître d’œuvre.

Le cantonnier, M Drut :

A l’époque, il est à signaler que les voies communales et certaines voies rurales étaient entretenues par une seule personne : le cantonnier communal, M Drut, qui l’a été pendant près de 30 ans. Il était en même temps fossoyeur au cimetière. Il était de temps en temps aidé par des journaliers : J Cl Lapierre, Sapaly. Il a été ensuite garde champêtre. Il donnait une journée par semaine pour travailler chez Giroud. Il s’occupait de déneiger, de sabler. C’est pour rendre hommage à son engagement total et son dévouement pour la commune et ses habitants que la salle de réunion, sous la bibliothèque, place du commerce, portait son nom.

Le lavoir :

Le lavoir communal fut abandonné, car en mauvais état, et la toiture enlevée dans ces mêmes années.

Terrain de basket :

Il fut créé vers 1968-1969, grâce à M Galtier, directeur, instituteur, qui souhaitait initier ses élèves au basket, et secrétaire de mairie pour les 3/5ème de son temps. M Robert Danéluzzi fut embauché à cette époque.

9 Des années 70 à 80

En 71-72, c’est la 3ème tranche des égouts, aux Terres-Dessus et la création de la station d’épuration aux Boccards ainsi que le goudronnage de la route des Boccards.

En 1972, on a installé le chauffage central à l’ancienne mairie, à la Poste et au logement du garde champêtre, avec agrandissement et rénovation de leurs logements (sanitaires et salle de bain). Pour la Poste, les responsables pensaient qu’elle n’allait pas durer, du coup ils avaient refusé de participer au financement des travaux mais ils s’étaient engagés à payer la consommation et la maintenance de la Poste tant que celle-ci fonctionnerait… ils pensaient sans doute que les frais seraient moindres. Heureusement que nous avons eu l’installation du Savour Club qui a fait bien fonctionner la Poste… jusqu’aux années 93-94 !

En 1972-1973, il y eut l’électrification de l’horloge du clocher, et plus tard l’éclairage extérieur du clocher pour sa mise en valeur (en 92-93). « Un village dont l’horloge n’est pas à l’heure est un village mort ! » (Marcel). Avant c’était le cantonnier qui devait monter les étages pour remonter le mécanisme tous les 2 jours.

Toujours en 72-73, il y a eu la 4ème tranche d’égout pour les Trions, les Géants, les Nugues. Les ordures ménagères furent évacuées de façon plus contrôlée par l’entreprise Couturier qui les ramassait. L’incinérateur n’était pas encore fait.

En 1969, la décision de créer le lotissement des Pasquiers fut prise, les travaux débutèrent en 1972, ainsi que les aménagements : eau, électricité, voirie et goudronnage aux Terres-Dessus et aux Serves. On élargit l’entrée du chemin des écoles pour pouvoir tourner.

Puis en 74, la 5ème tranche de travaux permit l’aménagement à l’égout du Penlois, la Merlatière grâce à l’installation de pompe de relevage. L’aménagement de la route des Nugues et des Géants se fit à la même période avec le goudronnage.

L’installation du Savour Club sur la commune fut d’une grande importance. Le directeur, M Picolet, avait contacté d’abord Fleurie, sa commune natale, celle-ci refusa, puis Villié Morgon qui fit le même refus, et enfin Lancié. Ce fut une source importante de revenus pour la commune en particulier en raison des taxes professionnelles, cela permit aussi de sauver notre Poste. Dans ces mêmes années, il fut installé une cabine téléphonique et des wc sur le parking.

Pour sauver la 3ème classe, un poste d’ATSEM fut créé dans la classe enfantine, afin d’attirer les enfants plus petits. C’est Mme Cognat qui fut engagée.

En 1975-1976, la création de la salle François Drut, pour servir de salle de réunion, en particulier pour les anciens, mais aussi de cantine pour les écoliers (M Brénot, 1er adjoint, fut le président de la cantine). La gestion de la cantine était assurée par trois délégués : un du Sou des écoles (qui touchait une subvention de la commune), un parent d’élève et un conseiller municipal. La commune prenait en charge le salaire de la cantinière, c’était une première dans les communes voisines ! Cette salle était au départ une cave louée à la maison Loron qui y stockait des gros tonneaux. M Drut avait aidé au démontage, il est mort en mars 77, entre le 1er et 2ème tour des élections.

En 1977-1978, ce fut l’aménagement de la place des Pasquiers, l’élargissant vers la route en haut, création de jeux pour les enfants et de toilettes publiques. Il y eut aussi l’électrification et la mise aux normes du terrain de basket, la construction du local buvette, vestiaires et achat d’une grande buvette métallique et d’une bâche pour les manifestations.

En 1976-1977 on procéda à la revalorisation des lots communaux aux Bruyères. Les locations étaient minimes, les terrains au départ en friches avaient été travaillés et avaient pris de la valeur étant désormais plantés de vignes. On instaura une obligation d’habiter Lancié et de fermage signé pour 3 ans.

De 1977 à 1980, on aménagea les chemins des Bruyères qui desservent les lots et on procéda au bornage de ces derniers pour régulariser les plantations.

On acheta un camion pour les pompiers (85 ?) et on créa un local dans le parc Gaillard. Il fut également créé un garage pour le matériel communal, mais aussi pour ranger les chaises et les tables, le matériel du Comité des fêtes : la scène démontable de la 1ère salle des fêtes qui avait bénéficié d’une extension en 77-80. Tout un pan de mur avait été cassé pour aménager une cuisine, des toilettes avaient été refaites.

On acheta des terrains en 1980, pour créer le lotissement aux Frébouches, mais aussi au Petit Péron en vue de la création de l’aire de Sports et de Loisirs. La ZEP (Zone d’Environnement Protégé) fut créée en 78-79. Ce fut une décision difficile, car plusieurs personnes étaient opposées. Il s’agissait de préserver et limiter les aménagements pour les projets futurs !

Puis il y a eu l’élargissement du chemin des Trions et le goudronnage et aménagement du chemin rural jusqu’au lavoir.

 

10 Après 1980

En 1980-1983 :

Assainissement des Frébouches, la Cave, les Tourniers, les Bonnerues, grâce à une pompe de relevage. On réaménagea les voiries.

A l’école : abaissement du plafond des classes pour limiter les pertes d’énergie, agrandissement des sanitaires.

Achat d’un tracteur pour la commune (1980), puis épareuse en 1990.

En 1983-1989 :

Une secrétaire à plein temps fut embauchée en 1984 : Mme Michaud.

En 1984, c’est un gros travail: la création du POS (Plan d’Occupation des Sols), qui a été terminé avant les élections municipales en 1988.

Pascal Blanc a été employé comme TUC, statut créé sous Mitterrand en 1984 et abrogé en 1990, c’était un contrat aidé pour l’emploi des jeunes (Travail d’Utilité Collective). C’était le 1er TUC du canton de Belleville. Il a fait un an, puis a été embauché comme employé communal le 1er novembre 89.

Beaucoup d’aménagement sur les chemins ruraux, goudronnage et élargissement du chemin des Cluzeaux (rue des Champs Boutiers sur toute sa longueur), chemin des Buyats et beaucoup d’entretien sur les chaussées goudronnées.

Création du lotissement des Frébouches qui comporte 16 ou 17 lots + 17 en location de l’OPAC sont arrivés en 90.

La nouvelle mairie est créée et déménage en 1987-1988.

En 88/89/90, c’est le début de la restauration de l’église : murs et clocher. Les extérieurs ont été réalisés en deux fois, pour rejointer les pierres, puis le clocher qui a bénéficié de l’éclairage, pour le mettre en valeur. La réfection de l’intérieur s’est faite après 1995.

1990 et après :

En 87-88, c’est l’achat d’un terrain appartenant au château du Châtelard, afin de créer l’extension de l’école, avec l’aménagement de l’école maternelle : classe, salle d’évolution, sanitaires, … La construction s’est faite en 1992-1993. L’inauguration se déroula en mai 1994.

Dans les années 1989-1995, après la fermeture du commerce Pelletier, fut décidée la restauration du grand bâtiment à droite dans l’ancienne cour de la mairie pour y aménager un magasin d’alimentation et un local pour la recette buraliste.

L’élargissement de la rue du Penlois avec d’importants travaux pour diriger les eaux avec un goudronnage jusqu’au terminal, en limite de Villié Morgon, jusqu’à la propriété Baritel à la Cote et la propriété Chavanne à la Combe avec une restauration sur le chemin des Marrans au Petit Rochot.

Achat d’un grand terrain aux Raisses et création d’un grand bac de dessablage pour maintenir la bonne régulation des eaux des rivières : la Presle et le Buyat.

Etude puis achat d’un grand terrain aux Allumeaux pour créer le lagunage et abandonner l’ancienne station d’épuration. L’étude et le projet furent établis sur plusieurs années pour effectuer des travaux hydrauliques sur une grande partie des vignes de la commune, enrochements de nombreux fossés afin de bien diriger les eaux pluviales, avec création de plusieurs mini-bassins de rétention et dessablage pour réguler le débit en périodes orageuses et pouvoir retenir le sable plus facilement récupérable.

Dans les années 1992-1994, une loi d’aménagement et de développement du territoire vit le jour. Des subventions étaient proposées aux communes présentant un projet convenable et réalisable en 5 ans. Le conseil a voté pour en présenter un : c’est un gros travail effectué par la secrétaire de mairie et les bonnes relations avec la DDE (Département) qui nous a permis d’obtenir une subvention de 10 millions de francs (subventionnable à 35% sur 5 ans)… seules 6 communes avaient été retenues dans le département ! Lancié étant considérée comme commune riche en raison des taxes perçues du Savour Club et d’une autre entreprise, FM Télex, nous n’étions plus subventionnés par le Département.

Entre 1992 et 1996, ce sera le projet, l’étude puis la mise en place de l’intercommunalité sur le canton : 11 communes sur 13 ont accepté de la créer.

En 1995, c’est la fin de mandat de Marcel Pariaud. Colette Cottet, 1ère adjointe de Marcel, deviendra maire de 1995 à 2008. Puis son adjoint, Jacky Menichon, prendra la suite.