Une prison à Lancié

Publié le 23 mai 2026

Bulletin n°5  Histoire et Généalogie en Beaujolais.

Par Jean-Louis Griveaux et Daniel Perrier.

 

Hé oui je suis la prison de Lancié, mieux encore « le violon ». 

C’est le nom que l’on me donne dans les documents officiels.

Oh ! bien sûr je ne ressemble pas à la prison de Villefranche. 

C’est en juillet 1912 que le conseil municipal décida ma construction.  Le maçon Pierre Firmin Chirol de Lancié m’a construite pour la somme de 550 francs.

Où me trouve-t-on ? En bordure de la place des Pasquiers, appuyée contre l’ancien local des Pompiers, à l’abri de tous risques d’incendie et mitoyenne de l’ancienne école à l’époque de ma construction.

En ce temps-là, j’avais mon importance, car je suis sûre d’avoir entendu des parents dire à leurs enfants turbulents :

« Si tu n’es pas sage le garde-champêtre te mettra en prison » J’ai même servi une fois : le garde-champêtre avait enfermé dans mes murs un voleur de poules ! 

Il faut bien une petite histoire pour justifier ma présence.

Maintenant j’ai perdu mon titre de « violon ».

Devant ma porte on a construit un abribus. 

On a oublié ma fonction première, mais je suis toujours présente avec les souvenirs du temps où j’étais un petit bâtiment très important pour la commune de Lancié.

La prison de Lancié de nos jours:

Les plans de la prison:

 

Une prison à Lancié! Cela peut paraître bizarre! Et c’est pourtant vrai.

Par un courrier en date du 7 novembre 1912, le maire de Lancié, Pierre Liabaud, avec l’approbation du co,seil municipal et de la préfecture du Rhône, passe commande à M Pierre-Firmin Chirol, d’un « violon » municipal.

   

Il s’en suit un descriptif complet concernant les fouilles, la charpente, la maçonnerie et surtout la serrurerie (Holà! pas d’évasions!), pour un montant total de 550 francs.